Il est plutôt étrange de revenir sur ce blog après aussi longtemps, surtout pour un autre bla bla là où je voulais, à la base, n'écrire que quelques recettes.

Mais ces mots m'empêchent de dormir depuis plusieurs jours, alors il fallait que je les pose là...

Je suis française, née en France, de parents français nés en France, etc, etc...

Il faut remonter plus de 2 siècles dans ma généalogie pour trouver des ancêtres "étrangers", l'un du Tessin, l'autre d'Alsace alors Allemande.

C'est d'un banal...

Pourtant...

Pourtant, aujourd'hui, difficile de prononcer ce genre de phrase sans paraître affreusement nationaliste tendance facho !

En fait, je ne tire ni gloire ni fortune du fait d'être française...

Ni honte, ni fierté, ce n'est qu'un fait, rien de plus.

Je suis également une athée convaincue.

Baptisée par des parents eux-même baptisés étant bébés, par traditions ou habitude. La seule différence réside dans le fait qu'eux, m'ont laissé le choix d'aller plus loin dans la religion... voulais-je faire ma communion ? Croyais-je en ce dieu ? Non, pas du tout, j'ai refusé la communion, choix qu'on ne leur avait pas laissé. Eux-même n'y croyaient pas de toute façon, mais leur communion, ils l'avaient faite parce que c'était comme ça, et pas autrement... de leur temps, le choix n'existait pas !

Bien qu'étant donc une indécrottable athée, je peux quand même comprendre qu'à la recherche d'un soutien, d'un réconfort, d'un guide de vie, on puisse croire en un dieu, une puissance céleste, un être supérieur. Ce n'est pas mon cas, mais pourquoi pas ! Nous sommes tous différents et c'est très bien comme ça !

Je comprends les prières, les remerciements, la ferveur, parfois la peur, car l'idée d'un être tout puissant à l'origine de tout peut engendrer tout cela, mais il y a des choses que mon obscur cerveau d'athée ne peut comprendre.

Pourquoi un dieu, quel qu'il soit, demanderait à ses "enfants" de se couvrir entièrement le corps pour ne laisser apparaître qu'un peu du visage ?

Et encore pire, pourquoi ne le demanderait-il qu'aux femmes, et pas aux hommes ?

Je vois tellement de choses en ce moment sur les réseaux sociaux, dans la presse écrite, à la télévision...

Je lis, je regarde, j'écoute, et je vois surtout la haine...

Dans ce que je lis, je vois beaucoup essayer de crier que leur dieu est amour, des "tu ne tueras point" et cie qui sont couverts par le brouhaha ambiant...

On se jette les coutumes au visage, des "le tien ne vaut pas mieux que le mien" qui ressemblent au mieux à un "tu devrais balayer devant ta porte" ou au pire à un "la mienne est plus grosse que la tienne"... finalement, le débat qu'on entend le plus est du niveau d'une cour d'école... ce qui pour moi n'est pas un compliment...

De mon point de vue d'athée, un dieu peut demander la pudeur, ça je connais, c'est ce qui me fait enfiler des vêtements le matin avant de sortir de chez moi, c'est ce qui fait que j'ai un peu du mal à comprendre les naturistes d'ailleurs ! Mais bon...

Je vois aussi naître les interdictions, dans un pays où à une époque on scandait qu'il était "interdit d'interdire" ! Quel comble, quelle régression de tous les côtés ! Ces lois qui interdisent de s'habiller comme on veut, et ces femmes qu'on enferme dans des cages de tissus... pas de différence pour moi, ni d'un côté ni de l'autre...

Ce qu'il me semble, c'est que ce n'est pas dieu qui demande aux femmes de se cacher entièrement le corps, mais bien l'homme.

Non pas celui avec un grand H, mais l'autre, le mâle humain...

On pourrait me dire que les religieuses catholiques sont entièrement couvertes, et c'est vrai.

Ces femmes là, tout comme leur représentants macsulins, les prêtres, je ne comprends pas plus, mais je peux considérer leur tenue comme un uniforme, au même titre que celui des pompiers ou des agents municipaux... après tout, c'est leur travail, on dit aussi leur vocation...

L'hiver, j'y pense moins à ces autres femmes voilées, recouvertes, mais l'été, ça me revient...

Ma pudeur est toute personnelle, l'hiver, entre le col roulé, le manteau, parfois l'écharpe, il n'y a pas grand chose qui dépasse de ma personne... mais l'été, ah l'été c'est différent !

Une simple bretelle sur les épaules à nues, les jambes à l'air, je ne couvre que ce que la décence m'oblige à faire, le reste profite des rayons du soleil et prend l'air !

Et soudain, j'ai de la peine, je m'interroge... Ces femmes qui portent ces tenues dont on parle tant en ce moment, ces burqa, ces burqini, les ont elles vraiment choisis ? N'étouffent-elles pas là-dessous ? L'ont-elles vraiment choisi ? Et si oui, pourquoi ?

J'ai conscience de m'exprimer sur un sujet qui fait polémique, la polémique, je déteste, moi ce que je veux, c'est comprendre.

Pourquoi choisir de se couvrir par tout temps, même quand la météo est à la canicule ? Est-ce un vrai choix de la femme ou bien une obligation ? Est-ce une foi immense ou de la peur ?

Mais surtout, j'aimerais qu'on m'explique ce qu'un dieu, quel qu'il soit, pourrait bien y trouver comme bénéfice ? N'est-ce pas plutôt l'homme, le mâle humain, ou le mal-humain qui y trouve son compte ?

J'aimerais qu'un jour on m'explique ce choix... qu'une femme me dise que ça lui plaît d'être enfermée sous ces couches de tissus, même sous la chaleur étouffante d'un été caniculaire.

Yaura-t'il vraiment un jour une femme pour me dire qu'elle est heureuse de porter tout ça ? De se couvrir les bras, les jambes, les cheveux ? Qu'elle ne meure pas de chaud là-dessous ? Qu'elle est libre de ses mouvements ? Qu'elle a choisi cette tenue ? Si oui, pourquoi ? Qu'elle n'envie pas celles qui portent un short ou un débardeur par 35° ?

On pourra aussi me dire que ça ne me regarde pas, mais dans ce pays qui est celui des droits de l'humain, il existe encore celui de s'exprimer, alors je le fais, c'est tout.

Et sur ce, avec les températures qui s'annoncent, sans esprit de provoc' je vais enfiler mon short, juste parce que ce sera plus pratique...

A bientôt...