Comme à la maison

14 janvier 2015

Un mercredi pas comme les autres...

C'était le premier mercredi après la rentrée.

Un jour comme je les aime, une journée en amoureux avec Loulou.

Le mercredi, c'est le jour où Loulou se lève à l'aube alors qu'il faut que je le tire du lit le reste de la semaine... Pas fou, il sait que c'est une journée à nous, qu'on va jouer, qu'on va se câliner, qu'on va regarder des dessins animés.

Une journée pyjama, une journée tendresse.

C'est vers 11h20 je crois que mon téléphone a vibré pour la première fois... je ne sais plus trop à vrai dire.

A ce moment là, je venais de préparer le repas, Loulou est long à manger et je veux pouvoir le coucher tôt pour une bonne sieste, tous les deux.

J'ai jeté un coup d'oeil sur l'alerte info qui avait secoué mon téléphone, mais j'ai juste consulté les premiers mots...

Il était question de bruits de fusillade à Charlie Hebdo...

J'ai réprimé un soupir d'agacement... On était probablement encore en train de sacager leurs locaux, comme cette autre fois où un cocktail molotov avait tout détruit, les obligeant à déménager à défaut de les faire taire...

Tout au plus me suis-je dit que les gens étaient vraiment cons de sacager, et j'ai coupé mon portable, je l'ai posé, et je me suis recentrée sur ce qui me tenait à coeur, le repas en amoureux avec Loulou...

Après ce repas, est venue l'heure de la sieste...

Portable coupé, Loulou dans mes bras, un gros câlin... Un moment de douceur hors du temps, protégés du monde par une couverture polaire bleue,...

Puis vint le moment de se lever, ce jour là, pas moyen de faire dormir ma petite crapule !

Je me lève et vais machinalement consulter un réseau social bien connu...

Tout de suite je n'ai pas compris... Il était question de Cabu sauvagement assassiné...

Alors je suis retournée voir les infos, et là...

Il y a d'abord eu l'Incompréhension... Cabu, on a tué Cabu.

150114 - Cabu

Souce Wikipédia

Cette phrase a tourné dans ma tête pendant des heures. Comment a-t'on pu tuer Cabu ? Celui qui m'avait tant fait rire dans mon enfance. Cabu dans les yeux duquel on ne lisait que de la malice, un grand gamin...

Mais ce n'était pas le seul... d'autres noms venaient s'ajouter... je reconnaissais Wolinsky, Charb, Tignous, les autres je ne savais pas...

Tout était confus dans mon esprit, non pas qu'un valait plus que l'autre, mais Cabu était l'étincelle qui avait allumé une flamme de douleur en moi... Putain, ils ont tué cabu...

Après l'incompréhension, ce fut l'Horreur : Tuer pour quelques coups de crayons, qui pourrait faire ça ? Qui et au nom de Quoi ?

Aucune instance, et encore moins une instance divine ne saurait encourager le meurtre !

Puis vint la Colère et sa nausée, l'envie que ces salauds paient, qu'ils souffrent.

Elle est mauvaise conseillère la colère, et a bien vite été condamnée sur les réseaux sociaux, car non, bien évidemment, la violence ne doit pas répondre à la violence... mais elle était là, en moi, j'ai souhaité le pire à ceux qui avaient assassiné notre innocence, mais je savais aussi que ce qui me différenciait de ces brutes c'était que si je mettais des mots sur cette colère, ils auraient cet effet cathartique et que ma violence n'irait jamais au delà.

Vint ensuite la Peur. Le terrorisme était de retour sur notre territoire, et je savais qu'il allait falloir de nouveau regarder son visage sanglant en face. Avoir cette boule au ventre en prenant le métro. Calculer le meilleur moment pour aller dans les lieux publics. Bouleverser ce petit quotidien si confortable, cet embourgeoisement propre à notre vie dans un pays "civilisé", dans notre "démocratie"... La nausée encore... mais surtout, l'angoisse d'être séparé de ceux que l'on aime et la peur qu'ils soient au mauvais endroit, au mauvais moment...

Enfin, maintenant, 8 jours après cette horreur, il y a l'Impuissance.

Je n'ai jamais ni lu ni acheté Charlie Hebdo... J'ai honte de le dire, alors qu'hier il n'y avait rien de honteux à cela...

Je n'ai rien contre ce journal, mais je n'achète jamais la presse. Je lis beaucoup, mais des romans. L'information, je la cherche un peu partout, c'est facile, on en est abreuvés. J'essaie de faire la part des choses avec l'esprit critique que je pense avoir. Je ne suis dupe d'aucun politique, mais n'adhère à aucune théorie du complot...

J'ignorais que le journal était moribond, et si je l'avais su, je ne sais pas ce que j'en aurais pensé... Il est tellement facile aujourd'hui de dire qu'on se serait battu pour sa sauvegarde alors qu'en fait ça ne nous aurait fait ni chaud ni froid...

Aujourd'hui les survivants ont adressé un message fort en sortant un nouveau numéro, écrit du sang des morts et des larmes des survivants.

150114 - Toutest pardonné

Avec à la fois cette provoc' qui aurait fait la fierté de ceux qui ont été fauchés par la haine, mais aussi leur pacifisme.

Aujourd'hui, pour la première fois de ma vie, je ressens avec tellement de force ce sentiment d'impuissance que tout ce que j'ai trouvé à faire c'est acheter Charlie Hebdo... Parce que je ne sais pas comment lutter autrement contre cette violence, et même si je sais que ça ne réparera rien et que ça ne ramènera personne à la vie...

Alors surtout, aujourd'hui, je sais que je lirai Charlie Hebdo, jusqu'à la dernière page, en pensant à Charb qui est mort debout, à Cabu qui souriait toujours, à Wolinsky dont la fille et la femme pleurent tellement, à cette jeune fliquette pleine d'espoir et qui avait la vie devant elle, à ce jeune juif si courageux, à cet agent d'entretien qui n'avait rien demandé, à ce brigadier qui est mort en voulant protéger un homme menacé par la connerie d'extrémistes, à cet économiste qu'on appelait "Oncle Bernard", pour Ahmed, froidement tué par ceux qu'il aurait pu prendre pour des frères mais qui n'étaient que des traitres, pour cette psy qui cherchait àsoulager le mal être, et à tous ceux qui ont péri sous les balles... pour qu'ils ne soient pas morts pour rien...

Et aujourd'hui enfin, j'écris ces mots, ces mots qui se bousculent dans ma tête depuis une semaine, ces mots qui sont un peu pour toi mon Loulou, parce que je te dois des excuses.

Je te demande pardon Loulou... pardon parce que je t'ai menti.

Mais tu vois, je t'ai menti parce que je ne savais pas.

Tous les soirs, à l'heure d'éteindre la lumière, quand tu me dis que tu as peur des monstres, je te répète "n'ai pas peur mon Loulou, les monstres ça n'existe pas"...

Mais si, Mon Loulou, les monstres existent, je l'ai compris ce mercredi 7 janvier 2015.

Les monstres se cachent sous des apparences humaines mais crient leur haine de leur prochain et font pleuvoir le sang et les larmes.

Ils assassinent ceux qui ne sont armés que de stylos et n'ont pour but que de dénoncer les travers de nos politiques ou la haine des autres.

Ils tuent des gamins cachés dans des corps d'hommes, des humanistes, des pacifistes.

Ils tuent notre insouciance en visant la Liberté.

150114 - Victimes

Source : Nouvel Obs

Frédéric Boisseau

Franck Brinsolaro

Jean Cabut, dit Cabu

Elsa Cayat

Stéphane Charbonnier, dit Charb

Philippe Honoré, dit Honoré

Bernard Maris

Ahmed Merabet

Mustapha Ourrad

Michel Renaud

Bernard Verlhac, dit Tignous

Georges Wolinski

Clarissa Jean-Philippe

Philippe Braham

Yohan Cohen

Yoav Hattab

François-Michel Saada

Hier, ils ont tiré sur eux.

Hier, la France entière, le Monde entier, a voulu se lever pour les honorer et est descendu dans la rue pour dire Non à la haine, Non à la violence et Oui à la liberté d'expression.

Hier c'était beau...

Mais demain ?

Demain, le Monde aura oublié, le Monde continuera de tourner de travers, je le sais, mais, j'espère, un peu moins qu'avant.

C'est pour ça, Mon Loulou, que ce soir, au moment d'éteindre la lumière, je te redirai "N'ai pas peur Mon Loulou, les monstres ça n'existe pas".

Parce que tu es demain, parce que tu es celui a qui il appartient que cela ne se reproduise jamais.

Parce que tu portes en toi cette innoncence que nous avons perdu et cet amour que nous cherchons tant.

Parce que je, tu, nous sommes et serons toujours Charlie, je veux y croire...

150114 - Jesuischarlie

#JeSuisCharlie

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25 novembre 2014

Glace menthe chocolat

Et oui, encore une recette de glace !

Ce n'est quand même pas parce que l'hiver est en avance qu'on va se priver !

Surtout de cette recette toute gourmande !

Pour la petite histoire, tout a commencé lorsque ma grand mère m'a dit :

- Est-ce que Loulou boit du sirop ? Parce qu'un voisine m'en a rapporté de voyage et moi j'aime pas...

En fait, Loulou ne boit pas de sirop... il boit de l'eau toute simple, même s'il la préfère fraîche....

Seulement voilà, lorsque j'ai vu ce sirop, entièrement naturel, fais à partir de VRAIES feuilles de menthe et de sucre de canne, je me suis dit que quitte à lui en faire boire un jour, autant que ce soit du bon !

Alors jai accepté cette bouteille dont ma grand mère voulait se débarrasser me faisait généreusement cadeau !

Une fois arrivée à l'épreuve fatidique du test, Loulou n'a pas été fan... trop habitué à l'eau depuis le début, et ma bouteille était vouée à être perdue...

Il fallait agir !

Parallèlement, pour la fête des mères j'avais reçu ma sorbetière...

Comble de bonheur, de hasard, de chance, (que sais-je ?) il se trouve que la glace Menthe-Chocolat est une de mes préférée ET que l'excellent site Marmiton propose une recette de glace à la menthe à base de sirop... Franchement, si c'est pas un signe ça ?!!!

Je sens déjà que tu trépignes, alors ni une, ni deux, voici la recette de cette succulente glace Menthe-Chocolat :

Pour 1/2 litre de glace environ :

  • 2 blancs d'oeufs (Avec les jaunes on pourra faire des crèmes brûlées par exemple !)
  • 20 cl de crème liquide
  • 10 cl d'un excellent sirop de menthe
  • 50 à 100g de chocolat noir à concasser pour de bonnes pépites !

141111 - Glace menthe (2)

Commençons par mettre les fouets, le saladier et la crème au frigo ou au congél : la chantilly sera beaucoup plus simple à monter !

Lorsque l'ensemble est bien froid, monter la crème en chantilly bien ferme...

141111 - Glace menthe (3)  141111 - Glace menthe (5)

Dans un autre saladier, battre les blancs en neige, ferme eux aussi, puis ajouter doucement le sirop : on obtient une belle meringue italienne bien brillante ! 

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Mélanger ensuite doucement les deux préparations, en soulenvant délicatement à la maryse pour ne pas les faire retomber...

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Il ne reste plus qu'à verser dans le bol de la sorbetière et à mettre la turbine en route !

Il va falloir turbiner 30 à 40 minutes ! ça nous laisse largement le temps de concasser le chocolat afin de l'ajouter à la préparation !

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Si tu es déjà passé(e) par là, tu m'as déjà peut être entendu vu dire que je DETESTE les sorbets ! Et bien avec cette glace, je suis COMBLEE !!

La recette est crémeuse, parfumée, onctueuse, avec juste le croquant des pépites de chocolat qui va bien...

Et SURTOUT, elle est SANS conservateur, SANS arôme artificiel, SANS colorant, SANS aucune adjonction de quoi que ce soit de chimique !

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Alors bien sûr, son goût dépendra forcément du goût de ton sirop... mais si tu en as un bon, alors je te le dis tout net : FONCE !

Bon ap' !

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10 novembre 2014

Purée de céleri rave

J'ai un VRAI, un SERIEUX problème avec le céleri... surtout avec le céleri rave...

Je le DETESTE !!

Oui, je sais, c'est super vendeur comme début de recette, mais bon, j'ai toujours été honnête ici, non ?!

Mais n'empêche, le céleri fait parti de ces légumes à Calories négatives, comme le concombre (Beurk... mais BEURK quoi !!), et quand on y pense, pour une fille dont la devise est "Le gras c'est la vie", ça doit probablement expliquer une telle aversion !

Quoi qu'il en soit, Chéri ADORE le céleri, et j'aime Chéri, alors cette fois-ci, j'ai mis ma répulsion au placard pour lui préparer une petite purée de céleri maison (c'qu'il faut pas faire, j'te jure !).

J'en ai profité pour prendre des photos, juste pour mémoire, faudrait pas qu'il oublie TOUS CES TERRIBLES sacrifices que je fais pour lui par amour quand même ;o) !!

En fait, il n'y a pas grand chose de plus simple, il te faudra juste :

  • 1 Belle boule de céleri
  • 2 Pommes de terre moyennes
  • 1 bouillon cube
  • Une lichette de crème
  • Poivre

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Commençons par éplucher le céleri et les pommes de terre, puis couper le tout en cubes de taille moyenne.

Déposer le tout dans une casserole, recouvrir d'un litre d'eau (à hauteur en fait) et ajouter le bouillon cube.

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La cuisson prendra 15 à 30 minutes, selon la taille des cubes : les légumes devront être bien tendres !

Au bout de ce temps de cuisson, égoutter les légumes, puis les verser dans un cul de poule.

Ensuite, il ne reste plus qu'à les écraser à la fourchette ou au presse purée, en ajoutant un peu de crème pour une texture plus onctueuse et en rectifiant l'assaisonnement.

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Solliciter Chéri pour qu'il goûte régulièrement, parce que moi, vraiment, je ne POUVAIS PAS !

Puis lui mettre le tout dans une petite boite qu'il emportera au travail pour son déjeuner...

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Chéri était ravi ! Il faut dire que la purée de céleri, il n'en mange vraiment pas souvent ! (Je t'ai déjà dit que je DETESTAIS ça ??!!).

Et... je te rassure, ce jour là, il n'a quand même pas mangé QUE ça ;o) !

Bon ap' !

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06 novembre 2014

Gratin de légumes d'été façon moussaka

J'en trouve encore, bien que la saison soit largement dépassée... et oui, elles sont de France !

Sérieusement, pourrais tu m'imaginer en acheter d'Espagne ou d'ailleurs ?!!!

Bon, je te l'avoue, les photos de cette recette date d'il y a quelques temps tout de même, et à l'époque, les tomates rougissaient encore sous le soleil estival !

D'ailleurs, j'en ai profité et j'ai quelques coulis maison qui m'attendent au congél, pour les jours d'hiver où nous aurons besoin de soleil !

Mais je m'égare !

Cette fois-ci, j'avais envie d'un gratin d'été, un gratin gorgé de soleil, mais qui fasse aussi office de plat complet...

Je pensais à la Moussaka, mais de toute évidence, l'idée que je me faisais de la Moussaka était bien loin, vraiment très très loin de la recette réelle !

Alors j'ai inventé MA moussaka ! Celle dont j'avais envie !

Et, tu le comprendras, ce n'en est donc ABSOLUMENT PAS une !!

Ceci dit, le résultat était particulièrement réussi : à mon goût, à celui de Chéri et à celui de Loulou, alors, que demander de plus ?!

La recette ? La voici !

Pour une Moussakarinette pour 4 personnes, il te faudra :

  • 2 Aubergines moyennes
  • 1 petit Kilo de tomates gorgées de soleil
  • 1 oignon
  • 2 belles gousses d'ail
  • 1 cube de bouillon
  • 1 sucre (ou 1 cuill à café)
  • 2 Steaks hachés ou 250 g de viande de boeuf haché
  • 1 Mozarella spéciale cuisine ou le fromage de ton choix !
  • Du sel, du poivre, de l'huile d'olive

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(Ne cherche pas ce que vient faire la bouteille de vin rouge ici : je me suis plantée, je voulais celle d'huile d'olive à la place...)

Commençons par faire dégorger les aubergines. Cette étape n'est pas obligatoire, mais elle empêchera que l'aubergine, qui est un peu "éponge", n'absorbe toute l'huile d'olive !

Pour cela, on va donc laver les aubergines, les couper en rondelles et les disposer sur du Sopalin® papier absorbant ! Elle patienteront le temps de préparer le coulis de tomates, s'il n'est pas déjà tout prêt et congelé !

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(Regarde, elles ont rendu leur eau !)

Pendant ce temps, préparons le coulis de tomates.

L'idéal est d'émonder les tomates, soit par la méthode traditionnelle (Plongées 10 secondes dans l'eau bouillante après avoir tracé une croix au couteau sur leur peau), soit grâce au super économe prévu pour cet usage... J'ai de la chance, j'ai le super économe...

Les couper ensuite grosièrement, et dans une sauteuse, verser un peu d'huile d'olive, l'ail et l'oignon émincés et les tomates.

Ajouter ensuite le bouillon poule et le sucre et laisser mijoter le temps que les tomates compotent joliement. Attention à l'assaisonnement : le cube de bouillon devrait apporter assez de sel, normalement, il n'y a pas besoin d'en rajouter !

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141106 - Gratin légumes moussaka (9)

(Au besoin, un p'tit coup de robot pour que le coulis soit plus fin, c'est toi qui vois !)

Pendant que tout ça mijote, éponger l'eau des aubergines, les vaporiser d'un peu d'huile d'olive et les passer quelques minutes au four pour les dessécher et les faire dorer un peu.

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Récapitulons :

  • Ton coulis a mijoté...
  • Tes aubergines déssèchent et dorent un peu (ton four a préchauffé donc ! J'avais oublié ! Il est à 180 / 200° selon sa puissance)

Il est donc temps d'assaisonner la viande !

Dans un plat, déposer les steaks, saler, poivrer, ajouter la dernière gousse d'ail émincée (ou pressée au presse-ail !) et malaxer le tout avec les doigts !

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Il ne reste plus qu'à "monter" le gratin !

Dans le plat qui a servi pour faire dorer les aubergines (moins de vaisselle !! ha ha !! astuce inside !!), déposer la viande hachée en boulettes grossières.

Recouvrir des rondelles d'aubergine, puis du coulis de tomates, et enfin de la mozarella grossièrement déchirée !

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Il ne reste plus qu'à passer au four pour 15 à 20 minutes ! Juste le temps que la mozarella fonde et dore un peu !

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Regarde-moi ça !

La viande a rendu un petit jus parfumé, l'ensemble est moelleux, plein de soleil, hummmm...

Vivement l'été !

Bon ap' !

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05 novembre 2014

Encore une fois...

Et soudain tout change...

Chaque fois que je referme la dernière page d'une de ses livres je suis chamboulée, bouleversée au plus profond de mon être...

Mais ce qui se passe pendant la lecture tient aussi de l'expérience surnaturelle : chaque roman, chaque page, chaque mot ouvre une faille spatio-temporelle qui me fait tout oublier...

Les personnages de ses livres me hantent encore longuement rendant fade toute autre lecture. 

Et soudain tout change...

Cette fois, ce sont Léa, Axel, Camille et Marie qui m'ont accompagnés dans mon escapade hors du temps et rien qu'en y repensant j'ai encore des frissons...

Chaque mot est juste, chaque phrase m'emporte...

141105 - soudain-roche

Et soudain tout change...

Cette fois, je suis décidée à le rencontrer, vendredi 28 novembre, Gilles Legardinier sera en dédicace dans l'excellente librairie Decître de Lyon...

Alors j'ai déjà noirci mon agenda (en vrai, j'utilise un stylo bleu, comme le ciel et la mer) (c'est important la couleur des beaux rendez-vous), j'ai déjà prévenu Chéri que je serai aux abonnés absents, et j'ai déjà le programme de mon début de soirée.

Ce jour là, je vais rencontrer un auteur, mais pas n'importe lequel.

Ce jour là, je vais rencontrer celui qui me donne l'impression que l'humanité n'est pas foutue et qu'il existe encore de belles personnes, et de belles choses.

J'ai tant de choses à lui demander, tant de "mercis" à lui adresser, et pourtant je sais déjà que je ne saurai que bredouiller...

C'est comme ça...

Alors j'ai eu envie d'écrire, parce que se cacher derrière un clavier et un écran est plus facile pour moi dans ces cas là, et si j'avais été capable de trouver les mots, si je n'avais pas été autant intimidée par un tel talent, voici ce que je lui aurais dit...

"Je dis souvent "Merci"...

Merci à la boulangère revêche qui me tend son pain un peu trop cuit à mon goût... Merci au conducteur qui ralentit légèrement pour que je puisse traverser la route sous la pluie sans le parapluie que j'oublie systématiquement... Merci au vieux voisin qui ne me claque pas la porte de l'immeuble au nez quand mes bras sont chargés de courses...

Les "Merci" je les éparpille, au point que parfois, quand je suis réellement touchée, le mot me semble galvaudé, insuffisant...

Que reste-t'il dans ces moments là ?

Que dire à ceux qui savent toucher, émouvoir, faire rêver, dans ce monde de plus en plus dûr et de plus en plus individualiste ?

Que vous dire à vous, Monsieur Legardinier, pour vous exprimer ma gratitude après la lecture de ce magnifique roman ?

Il est fort probable que je ne trouve jamais les mots, alors je balbutierai un "Merci", quand les questions se bousculeront dans ma tête.

Comment faites vous pour voir tant de beauté chez les êtres humains ?

Comment créez-vous de si tendres et si beaux personnages ?

Les connaissez vous ?

Vous accompagnent-ils au quotidien, parfois longtemps après leur création, comme ils accompagnent vos lecteurs ?

Ce vendredi, je serai là, pressée de découvrir votre dernière histoire, et honorée de rencontrer un auteur tel que vous...

Et ça, ça peut pas rater !"

141105 - rater-roche

A bientôt !

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04 novembre 2014

Glace à la pistache

Pour celle là, il n'y a pas de saison !

Les pistaches, depuis que j'en trouve chez LP j'en ai en permanence dans mes placards ! On sait jamais, on pourrait avoir enfie d'un petit financier !

Quoi qu'il en soit, la glace à la pistache étant une de mes préférée, j'ai forcément tenté le coup !

Et cette fois, c'est sur le site de Marmitton que j'ai trouvé LA recette !

Ce fut déjà, en soi, un vrai challenge : trouver une recette SANS pâte à pistache ! Car je n'en trouve pas, c'est cher, et y'a plein de cochonneries dans celle que je trouve... bref, je voulais de la VRAIE pistache !

La recette prévoyait 9 jaunes d'oeufs, je n'en avais que 4 et ma sorbetière n'avait pas une contenance suffisante, je me suis donc fendue d'une petite règle de trois pour contourner le problème... Ceci dit, pour éviter toute erreur de retranscription, je te donne la recette d'origine, avec :

  • 225g de pistache
  • 75g d'amandes en poudre
  • 75cl de lait, ici, du lait d'amandes, parce que j'en avais, mais ce peut être du lait normal !
  • 9 jaunes d'oeufs
  • 300g de sucre, ici du sucre de canne non raffiné mais le sucre de ton choix conviendra parfaitement
  • 150g de crème liquide

141104 - Glace pistache (3)

Commençons par hacher les pistaches et les amandes si elles ne le sont pas déjà. Ajouter les poudres au lait, et faire infuser sur le feu jusqu'à ébullition.

Laisser ensuite refroidir et filtrer.

141104 - Glace pistache (4)  141104 - Glace pistache (5)

Pendant que le lait refroidit, blanchir les jaunes avec le sucre, puis ajouter doucement le lait, avant de remettre le tout sur le feu pour laisser épaissir sans cesser de remuer.

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Pendant que l'ensemble refroidit, foutter la crème liquide en chantilly, avant de l'incorporer à la préparation précédente.

141104 - Glace pistache (8)  141104 - Glace pistache (9)

Il ne reste plus qu'à turbiner une 40aine de minutes...

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141104 - Glace pistache (12)

141104 - Glace pistache (13)

Et voilà !

Il ne reste plus qu'à déguster avec une petite boule de glace au chocolat... Maison, bien sûr !

Verdict : je n'ai PAS PU me résoudre à filtrer la poudre de pistache.... j'adore ça, et j'avais en outre cette impression que ce serait un gâchis pas possible (mon côté radin, sans doute...) Il en résulte une glace épaisse, avec des petits morceaux de pistache croquants...

Chéri lui a trouvé une texture proche de la pâtisserie, en ce qui me concerne, je l'ai adorée... je réessayerai probablement en filtrant, à condition que d'ici là je trouve quoi faire de la poudre de pistache !

D'ici là, je te dis Bon ap' !

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01 novembre 2014

Sur papier journal...

On les cite en exemple...

Regarde-les : elles y pensent, elles, au moins... pas comme toi... Chaque année elles y vont, toi tu n'y mets jamais les pieds...

Peut-être...

Elles y pensaient nettement moins quand elles laissaient pourrir les souvenirs de leur vie, elles n'y pensaient pas tellement non plus, quand le soir de sa mort la veillée funèbre s'est transformée en soirée de rires, et encore moins quand, bien plus tard, elles se sont débarrassé de toutes ses affaires, meubles et maison comprise...

Mais oui, c'est vrai, tous les ans, à la même date, elles posent devant le journaliste local avec ce sourire si bien travaillé, celui qui dit "Regardez comme je suis bonne ! Regardez comme je contiens mes larmes d'émotion et comme j'honore sa mémoire"...

Elle achètent au supermarché la composition qui va orner sa "dernière demeure"... parfois, elles vont jusque chez le fleuriste, mais pas souvent en fait : c'est bien plus cher quand même...

Et puis elles sont là, elles prennent la pose, celle qu'on retrouvera dans les pages locales, celle qui montre aux gens du village comme elles sont de bonnes filles... Les apparences sont leur mode de vie, elles foulent le sol caillouteux pour donner l'illusion d'un chagrin qu'elles ne ressentent pas.

Il y a longtemps que je sais qu'il y a différentes sortes de peine... Il y a celle qu'on montre, celle qu'on sent en soi, et il y a celle qu'on sort une fois par an, juste parce que c'est le jour où il faut le faire, devant les autres.

C'est la visite imposée à la vieille grand mère malade et ennuyeuse, mais en mieux : maintenant, plus besoin de s'éterniser, clic-clac, c'est immortalisé, à l'année prochaine, mémé ! Elle ne s'en plaindra plus maintenant... Le petit tour pour voir le père qu'elle trouvait si encombrant...

L'amour familial est décidément une notion toute personnelle...

Alors à toi je peux bien le dire.

En ce 1er novembre, encore une fois, je n'irai pas mettre la composition moche sur la tombe de ceux que j'aimais et qui ne sont plus là...

D'ailleurs, je ne vais jamais la voir cette "dernière demeure" où ne reste qu'un tas d'os.

Eux, j'y pense chaque jour, je leur souris, souvent, en esprit, j'ai avec eux les conversations que nous aurions eu s'ils avaient été là. Ils m'accompagnent.

Je ne verserai pas des larmes aux photographes, les miennes sont parfois invisibles, mais bien plus sincères.

Je ne m'exposerai pas à la galerie pour jouer à celle qui a le plus gros chagrin, celle qui est la meilleure, et les plus anciens me le reprocheront peut être.

Mais ce soir, demain, et tous les jours, quand je me regarderai dans le miroir, je pourrai soutenir ce regard car je n'aurai pas de honte à avoir.

Je n'oublie pas...

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31 octobre 2014

Apéro épisode 30 : Les roulades de jambon

Non mais tu as vu quel jour on est ?

Vendredi 31 octobre... Halloween, toussa toussa...

Dis, et si des potes débarquaient ce soir chez toi pour un p'tit apéro, tu serais prêt ?

Moi, oui !

J'ai toujours dans mon frigo de quoi constituer une petite armée de vaillants soldats, prêts à lutter contre les zombies d'Halloween... on n'est jamais trop prudents, pas vrai ?

Si ce soir tes potes passent à l'improviste, pas de panique, il ne te faudra que 3 petits ingrédients :

  • Des tranches de jambon,
  • Du fromage frais
  • Du pain de mie

Commence par faire griller tes tranches de pain de mie : 1 tranche fera 4 petits soldats.

Ouvre ensuite ton paquet de jambon : 1 tranche pour 6 guerriers.

Décapsule enfin ton fromage frais.

Etape 1 : tartiner le fromage sur les tranches de jambon.

Etape 2 : rouler la tranche de jambon sur elle même et la réserver quelques instants au frigo pour que le fromage reprenne une texture plus solide.

Etape 3 : pendant que le fromage durcit, couper les tranches de pain de mie en 4.

Etape 4 : couper des rouleaux de jambon.

Etape 5 : empaler un rouleau de jambon sur une petit toast de pain de mie.

Etape 6 : attendre les zombies, même pas peur !

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Joyeux Halloween et bon week end !

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28 octobre 2014

Glace au café

Pas de saison pour la glace... Il y a quelques temps je n'en aurais pas dit autant, mais là, maintenant, vois-tu, je suis équipée d'une sorbetière... forcément, ça fait toute la différence !

Il y a quelques mois j'aurais protesté :

  • Mais où est-ce que je pourrais bien caser une sorbetière ???!!
  • Mais ça prend trop de place et on ne mange JAMAIS de glaces !!!
  • Je vais quand même pas faire les glaces moi-même c'est bien trop compliqué !!!

Oui, alors, pour ce qui est de la place, on en trouve toujours en fait, surtout quand on vire les trucs qui servent jamais (Merci Leboncoin !!)...

Ensuite, on ne mangeait (note l'imparfait dans cette phrase) jamais de glaces parce que les glaces des supermarchés NE sont PAS bonnes...

Enfin, faire de la glace maison c'est vraiment SIMPLISSIME, même finger in the nose je dirais...

Et oui, si tu es fidèle à ce blog, tu as déjà vu passer la glace au chocolat, celle qui déchire carrément, mais j'avais promis que je ne m'arrêterais pas là...

Alors j'ai réitéré...

Avec une glace au café...

Mon problème avec les glaces, c'est que j'aime peu les sorbets et autres glaces à l'eau, je les préfère nettement onctueuses, pleines de crème, quitte à manger bon, autant le faire à fond, alors je cherchais une recette de ce type...

C'est sur le site Glace & Sorbet que j'ai trouvé celle-ci, et je me suis empressée de l'essayer, en lui ajoutant des pépites de chocolat noir, pour le croquant et le goût !

Pour essayer toi aussi, il te faudra donc :

  • 30 cl de lait (soit 1 verre et 1/2)
  • 20 cl de crème liquide
  • 70g de sucre
  • 1 cuill à soupe d'arôme naturel de vanille ou une gousse
  • 4 jaunes d'oeufs (les blancs feront de la pâte d'amandes, des amarettis, des rochers coco ou des financiers !)
  • 150 ml de café expresso (soit 2 tasses expresso)
  • Bonus perso : 50 g de chocolat noir concassé en pépites

141014 - Glace café (2)

Commencer par faire chauffer le lait et la crème dans une caserole avec la vanille. Coupe le feu juste avant l'ébullition.

Dans le cul de poule, blanchir les jaunes d'oeufs avec le sucre, puis verser dessus le lait et la crème bouillants.

141028 - Glace café (4)  141028 - Glace café (5)

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Remette ensuite sur le gaz et faire épaissir doucement sans cesser de remuer : lorsque la crème nappe la cuiller, la préparation est parfaite ! il ne reste plus qu'à ajouter les expressos.

Laisser ensuite complètement refroidir la préparation (12 heures au frigo c'est l'idéal) avant de turbiner 40 minutes environ. 40 minutes pendant lesquelles on n'oubliera pas d'ajouter les pépites de chocolat noir !

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On obtient 750 ml de glace environ.

Il ne reste plus, ensuite, qu'à déguster !

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FACILE !

Verdict : Cette glace a un délicieux goût de café, et elle est 100% NATURELLE !

Mon seul petit reproche serait que je lui trouve quelques petites paillettes dûes aux 2 cafés ajoutés à la fin. J'ai regretté de ne pas les avoir mis au début de la cuisson.

Allez, à toi d'essayer maintenant !

Bon ap' !

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22 octobre 2014

Tu sais que tu es mère... en vacances

 

Si tu ne me suis pas sur Facebook, t'as tort tu n'es pas au courant...

Il se trouve que tout était prêt pour que des recettes soient publiées ici, 2 fois par semaine, selon le rythme que j'ai adopté depuis quelques temps, mais voilà, Loulou en a décidé autrement...

Loulou a trouvé que 10 jours avant les vacances, c'était bien de choper la varicelle la plus carabinée de toutes les varicelles du quartier...

Le genre avec des pustules, des bubons, des vésicules sur chaque centimètre carré de sa petite peau toute tendre de bébé petit garçon, pardon, de "moyen"... y compris dans la bouche, sur les paupières, sous les pieds, entre les orteils... au point qu'il a fallu le porter pendant 2 jours parce qu'il ne pouvait pas poser les pieds par terre, qu'il ne savait plus comment s'asseoir, et qu'il a fallu attendre 10 jours pour qu'il puisse remettre une paire de chaussures....

Loulou a donc commencé ses vacances 10 jours avant tout le monde, et ton serviteur n'a donc pas eu le temps de préparer les billets à paraître pendant les vacances...

Alors bien sûr, il n'y a eu que 3 jours "critiques" (bon, c'était déjà bien assez hein !) ensuite, Loulou s'est comporté comme tout enfant normal, le droit de sortie en moins... résultat, il grimpait partout, il courait partout, il criait partout tout le temps, bref, il épuisait sa Môman... allez, reconnaissons-le, pour le plus grand plaisir de ladite Môman qui préfère quand même le voir comme ça...

En 10 jours, on a joué à tout, enfin surtout avec les rouleaux (vides) d'essuie-tout, les p'tites merdes trésors trouvés par terre dans la rue, les boites de riz vides, bref, TOUT sauf les jouets achetés à prix d'or dans les magasins spécialisés en la matière... (plus le temps passe et plus j'envisage de contacter Jouéclub et tous ses potes pour leur expliquer que leurs jouets c'est de la merde et qu'ils feraient mieux de se recycler dans la vente de rouleaux de PQ et de pots de yaourt vides...).

En 10 jours, on a pris plein d'habitudes comme de se faire 1 heure de sieste tous les après-midi (Cherche pas, j'aurais pas pu écrire de billet à ce moment là de toute façon, Loulou dormant dans le bureau la chambre dans laquelle est mon vieux PC de récup...).

En 10 jours, j'ai juste été la "Maman préférée" de mon Loulou, et c'était déjà beaucoup.

Dernier vendredi avant les vacances, grâce à une amie formidable, je récupère les p'tites affaires de l'école, je file faire mon dernier marché et zou, en route pour la maison, objectif, préparation des valises pour un petit départ direction ma campagne natale...

Ce vendredi matin a été un vrai challenge...

Tant parce qu'en quelques heures la liste des choses à faire était assez conséquente (Faire le marché, le repas, et les bagages) que parce que tout ceci devait se faire :

- Sans savoir combien de temps nous partions (Le luxe de pouvoir squatter scandaleusement profiter être hébergés dans la maison familiale à la campagne)

- Avec un Loulou-malade-en-pleine-forme sur le dos... oui, LITTERALEMENT sur MON dos... car vois-tu, j'étais un cheval...

Bref, en faisant le cheval les bagages, je me suis fait cette réflexion : je suis une mère qui pars en vacances...

Comment ai-je eu cette illumination quasi-céleste ?

Juste par ces quelques petits détails :

Tu sais que tu es une mère qui part en vacances quand tu fais les bagages pour 3 personnes avec un petit cavalier de 14 kilos sur ton dos, tout en disant psalmodiant tagada tagada tagada... et t'as presque même pas mal !

Tu sais que tu es une mère qui part en vacances quand tu prépares 2 valises de taille identiques : l'une dans laquelle tu tasseras tes vêtements et ceux de Chéri, l'autre dans laquelle s'étaleront les petites affaires de Loulou...

Tu sais que tu es une mère qui part en vacances quand tu es capable de prendre tous les médicaments dont pourrait éventuellement avoir besoin Loulou, de préparer une trousse de toilette complète pour Chéri, mais que tu oublies systématiquement ta crème de jour, ou ton vernis à ongles... ton pauvre cerveau surbooké par les affaires des 2 premiers n'ayant plus assez d'énergie pour tes p'tites affaires de filles....

Tu sais que tu es une mère qui part en vacances quand de toute façon, tu sais que tu n'auras pas une minute dans les 2 semaines à venir pour mettre la moindre couche de vernis à ongles... alors 2 couches... avec un temps de séchage au milieu et un temps de séchage final... c'est "même pas en rêve" !

Tu sais que tu es une mère qui part en vacances quand tu te retrouves à préparer un "sac de secours"... comprendre un sac ans lequel tu vas jeter des compotes, des biscuits, des fruits, de l'eau, des mouchoirs, de l'huile essentielle de citron (indispensable en cas de barbouillage en voiture), et j'en passe... tous ces trucs dont tu pourrais avoir besoin au cas où tu resterais bloqué avec Chéri et Loulou 3 minutes de trop sur l'autoroute, au cours de ton voyage qui ne compte que 45 minutes de voiture ; ce même sac qui te forcera à garder les genoux repliés sous toi pendant toute l'interminable la durée du trajet...

Tu sais que tu es une mère qui part en vacances quand tu constates, encore une fois, que le coffre de la voiture a de toute évidence honteusement diminué depuis la dernière fois puisqu'il n'est même plus capable de contenir les p'tites affaires de la famille pour un séjour ridiculement court... Ce même coffre que tu avais pourtant soigneusement mesuré et qui était bien plus grand que le précédent, dans lequel tu mettais des affaires pour 4 ou 5 personnes...

Tu sais que tu es une mère qui part en vacances quand les post it et autres listes rayées en rouge fleurissent sur le frigo, sur la porte et sur la table du salon... faudrait pas risquer d'oublier un truc, que ce soit le médicament que de toute façon Loulou ne prendra pas (mais suffit que tu ne l'aies pas pour qu'il en ai besoin, ça s'appelle la Loi de murphy), ou le kiwi que tu oublieras dans la coupe de fruits et qui finira par moisir et empester toute ta maison en produisant un jus infâme (ça m'est arrivé une fois y'a 10 ans, le traumatisme est intact...)...

Tu sais que tu es une mère qui part en vacances quand, ton légendaire sens de l'organisation semble soudain s'être volatilisé tu-sais-pas-où et que tu fais des allers-retours inutiles et chronophages (j'aime bien ce mot) dans la maison à la recherche de ce que tu cherches... sans savoir ce que tu cherches (tu me suis ? fais le chemin en sens inverse, tu trouveras peut être, c'est ce qu'on m'a toujours dit...)

Bref, tu sais que tu es une mère qui part en vacances quand c'est le bordel chez toi et que tu appréhendes déjà le retour parce que ce sera pire : faudra tout ranger et Loulou sera ENCORE PLUS en forme...

Allez, entre les 2, on va essayer de profiter, et qui sait, le grand air de la campagne fera peut être faire de belles siestes à Loulou et je pourrai peut être poster une p'tite recette ici !

Allez, à bientôt et bonnes vacances !

Posté par karinette1967 à 12:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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